Créer son propre chemin. Create your own path.

Tout à l’heure, j’étais sur Instagram et je regardais les stories des personnes que je suis le plus régulièrement. Dans l’une des stories de Ilia (que j’ai interviewé avec grand plaisir l’été dernier), elle disait qu’elle était débordée par le nombre de demandes en tout genre via messages privés. Des demandes de relai de projets sur son compte, des demandes en tout genre concernant des formations, des demandes de conseils… Ilia disait qu’elle aurait aimé répondre à tout le monde mais que c’était physiquement impossible, à moins d’engager une assistante mais dans ce cas là ce n’était plus elle qui répondrait et que ça la gênait. Elle s’excusait de ne pas pouvoir répondre à tout le monde, devançant ainsi le mécontentement des gens qui attendaient certainement une totale disponibilité de leur influenceuse favorite.

Earlier, I was on Instagram and I was looking at the stories of the people I follow the most. In one of Ilia’s stories (which I interviewed with great pleasure last summer), she said she was overwhelmed by the number of requests of all kinds via private messages. Requests for project relayed on her account, requests of all kinds concerning training, advice … Ilia said that she would have liked to answer everyone but that it was physically impossible, unless hirering a assistant but in this case it was not she who would answer and that it bothered her. She apologized for not being able to respond to everyone, anticipating the discontent of people who were certainly waiting for the full availability of their favorite influencer.

Je me suis prise à me demander : « Mais pourquoi ces gens ne font-ils pas leurs propres recherches ? ».

I thought, « Why do not these people do their own research? « 

C’est peut-être ma timidité, mais moi j’ai du mal à déranger les gens pour leur demander des informations que je pourrais très bien trouver par moi-même. D’où vient ce collier ? Je fais une recherche internet ou bien j’attends l’information. D’où vient cette robe ? Pareil. Donner de la visibilité à mon projet ? J’en parle autour de moi mais je ne vais pas forcément aller déranger une personne en particulier pour me donner de la visibilité (j’aurais un peu l’impression de l’utiliser). Le nom de telle formation? Je cherche sur le net. Et ainsi de suite…

It may be my shyness, but I have a hard time disturbing people to ask them for information that I could very well find on my own. Where does this necklace come from? I am doing an internet search or I am waiting for the information. Where does this dress come from? The same. Giving visibility to my project? I talk about it around me but I will not necessarily go to bother a particular person to give me visibility (I would have the impression to use him ou she). The name of a particular training? I search on the net. And so on…

Je ne dis pas… il n’y a pas de mal à demander une information à quelqu’un, et je le fais parfois aussi. Mais seulement lorsque je me sens bloquée et que je sens que c’est important pour moi (en ce moment c’est: quelle formation de yoga vais-je choisir?). Surtout j’essaye de ne pas le faire trop souvent et je ne me braque pas lorsque je n’ai pas ma réponse. Je sais bien que tout le monde est occupé.

I do not say … there is no harm in asking someone for information, and I sometimes do it too. But only when I feel stuck and feel that it is important to me (at this moment it is: what yoga training will I choose?). Especially I try not to do it too often and I do not get angry when I do not have my answer. I know everyone is busy.

Mon petit côté mémé s’est dit qu’à l’heure d’internet, tout est accessible rapidement et super facilement. Je n’appartiens pas à la génération internet, je n’ai pas grandi avec. Avant, lorsque je voulais une réponse, j’allais la chercher. Et la gratification que je ressentais lorsque j’avais trouvé était immense. J’ai l’impression aujourd’hui que si on n’a pas tout, tout de suite, on est frustré et on est perdu. Alors que tout est accessible, bien plus qu’avant ! Il n’a jamais été aussi simple de trouver une information, une formation, des conseils, le net en regorge. Ok, il est parfois difficile de faire la part des choses parmi la montagne d’informations, mais, justement, c’est l’occasion de faire preuve de bon sens et d’esprit critique.

The little granny inside me thought that at the time of the internet, everything is accessible quickly and super easily. I do not belong to the internet generation, I did not grow up with it. Before, when I wanted an answer, I went to look for it. And the gratification I felt when I found the information was huge. I have the impression today that if we do not have everything, right away, we are frustrated and we are lost. But everything is accessible, so much more than before! It has never been so easy to find information, training, advice, the net is so full of information. Ok, it is sometimes difficult to separate things from the mountain of information, but it is an opportunity to use common sense and critical thinking.

Faire ses propres choix et ses propres recherches signifie aussi pour moi créer son propre chemin. Nos instagrameuses favorites font des formations ou vivent des aventures qui nous font envie. C’est bien normal. Mais nous sommes toutes et tous différents. Nous n’avons pas besoin des mêmes choses sur notre chemin d’éveil ou de femme. La formation que l’une a suivi nous conviendra peut-être, mais peut-être pas. Par exemple, la formation qu’a suivi Ilia avec Tina Nance à Bali (photo ci-dessous) ou celle qu’elle propose en Yin yoga me font rêver. Mais je sais aussi qu’avant ça, j’ai d’autres choses à faire et à vivre. Je les ferai peut-être un jour, ou pas. Je les garde dans un coin de ma tête. Je trouverai peut-être une autre formation qui me correspondra davantage (et un moyen de me les financer 😉 ).

To make your own choices and your own research also means that you create your own path. Our favorite instagramers make formations or live adventures that make us want to do or to live the same. This is OK. But we are all different. We do not need the same things on our path of enlightenment or womanhood. The training that one has followed may be appropriate for us, but maybe not. For example, the training that Ilia followed with Tina Nance in Bali (photo below) or the one she offers in Yin yoga make me dream. But I also know that before that, I have other things to do and live. Maybe I’ll do it one day, or not. I keep them in a corner of my head. I may find another training that suits me better (and a way to fund them ;-)).

Ce que je veux dire, c’est que j’ai souvent l’impression que tout le monde essaie de ressembler à tout le monde. De faire pareil, d’utiliser les mêmes produits, de s’habiller de la même façon. C’est bien d’avoir des modèles qui viennent nous inspirer (par exemple j’ai été très influencée par Lara Croft pendant des années, ce qui m’a aidé à me sortir d’une histoire d’amour néfaste lorsque j’avais 20 ans, de faire des études passionnantes et d’avoir pour modèle une femme « badass »). Mais je ressens une espèce d’angoisse latente chez les filles d’Instagram, une espèce de surenchère à qui sera le plus, vivra le plus, fera le plus de trucs supers, sera plus comme une telle ou une telle, l’angoisse de louper une information, de ne pas tout savoir ou tout récolter, une peur de manquer d’information.

What I mean is that I often feel like everyone is trying to look like everyone else. To do the same, to use the same products, to dress the same way. It’s good to have models that inspire us (for example, I was very much influenced by Lara Croft for years, which helped me get out of a bad love story when I was 20, to make exciting studies and to be like a « badass » woman). But I feel a sort of latent anxiety in the girls of Instagram, a kind of overbidding to who will be the most, will live the most, will do the greater stuff, will be more like this woman or this one, the anxiety of missing information, not knowing everything or harvesting everything.

J’ai parfois le sentiment qu’à l’heure de la gratification immédiate (génération écrans bonjour !), où l’on peut tout avoir et tout savoir d’un clic, on assiste à la mort de la création de notre propre « légende personnelle » : le plaisir de vivre nos propres expériences, d’écouter réellement ce que nous murmure notre cœur, de faire de vraies rencontres qui vont changer notre vue sur la vie ou nous apporter de nouveaux savoirs, d’avoir le plaisir de vivre aussi un peu l’incertitude et de chercher nous-mêmes nos propres réponses.

I sometimes feel that at the time of immediate gratification (screens generation, hello!), when we can have everything and know everything with one click, we witness the death of the creation of our own  » personal legend « : the pleasure of experiencing our own experiences, of really listening to what our heart whispers, of real encounters that will change our view of life or bring us new knowledge, to have the pleasure of living also a little uncertainty and look for our own answers.

Ne vous méprenez pas : j’adore internet et Instagram. J’y trouve tous les jours de nouvelles inspirations, de nouvelles idées de lectures ou de choses à vivre et à réfléchir. Instagram et la communauté merveilleuse de femmes que je suis sur ce réseau m’ont amenés sur le chemin de ma propre féminité et ont ouvert des univers qui dormaient en moi depuis toujours et que je ne savais pas exprimer. Mais je ne veux pas coller mes pas exactement dans ceux de quelqu’un d’autre. Ma vie est unique, mon chemin est unique. Internet est un merveilleux outil mais je souhaite créer mon propre chemin.

Do not get me wrong: I love internet and Instagram. Every day I find there new inspirations, new reading ideas or things to live and think about. Instagram and the wonderful community of women that I follow on this media have brought me on the path of my own femininity and have opened up universes that have always been asleep in me and that I did not know how to express. But I do not want to stick my steps exactly in someone else’s. My life is unique, my path is unique. Internet is a wonderful tool but I want to create my own path.

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Photos:

Luke Pamer
Becca Tapert
joshua yu

2 commentaires sur « Créer son propre chemin. Create your own path. »

  1. Bonjour Julie,
    J’ai beaucoup aimé cet article, j’aime par principe la belle écriture, celle qui nous emmène et nous fait rêver ou réfléchir. Ton écriture est ainsi, pour moi.
    Je voulais juste dire que je me fais parfois cette réflexion lorsqu’on me pose une question (mais pourquoi ne va t-il as aller chercher directement ?) tout enn reconnaissant parfois user du même stratagème, ou plutôt moyen…
    Je pense qu’il y a à travers toute interrogation d’humian à humain, comme une reconnaissance de la connaissance de l’autre et la sécurité de penser que si ça vient de quelqu’un de vrai ce sera plus sûr… plus facile aussi certes, et puis il y aura bien moyen de contrôler…
    Pourquoi y-a-t-il encore des enseignants ? des formateurs ? Tout se trouve en effet sur ne net.
    Ce qui ne s’y trouve pas c’est le contact, le corps, l’humain, la vibration qu’aucune vidéo ne fait passer même si elle entraine comme certains textes, des émotions…
    Je crois que le mystère est dans l’altérité: nous avons besoin de l’autre, en vrai, en chair et en os, de son regard, de sa voix, de son odeur de son aura…
    JJe vais peut-être un peu loin et j’avoue qu’il est parfois tellement plus simple de demander à une personne de confiance pour nous rassurer, tout en contrôleant derrière sur le net…
    Et inversement…
    Merci pour ton article, ma réflexion est à chaud, sans relecture, juste une réaction comme le soir quand onn refait le monde entre copains et qu’on se pose plein de question.
    Il n’y a pas de vérité, il y a des questions
    et des gens qui écrivent comme toi, et me font réfléchir …

    Amicalement,

    Benoît

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    1. Bonjour Benoît,
      Je souhaitais te remercier pour ton commentaire tout en finesse et en bienveillance. Tu as raison, internet ne remplacera jamais l’interaction que l’on peut avoir avec une personne. C’est vrai que je préfère aller chercher mes informations en discutant avec quelqu’un qui a les mêmes intérêts que moi! C’est un peu ce que je fais au travers de mes interviews… j’aime interviewer des femmes qui me montrent le chemin, qui sont déjà un peu plus avancée sur la voie que je recherche, et avec qui je ressens des affinités. Pour moi, cela fait partie de ma quête, de ma recherche. La magie d’une rencontre, une conversation dont on sort « aérée » de l’esprit, avec de nouvelles perspectives en tête, c’est magique! En fait, je m’insurge un peu contre le « tout, tout de suite », qui est l’un des effets de la génération internet. Tout va vite, il nous faut l’information tout de suite… sans justement laisser la place à ces belles rencontres et discussions. Amicalement, Julie.

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