Trouver du temps pour soi.

Après quelques semaines d’absence sur le blog (rentrée scolaire = no life pendant deux mois), me revoici avec un sujet particulièrement à propos en ce moment: la gestion du temps, ou plus précisément comment j’essaie de trouver du temps pour moi alors que ma vie est une course ininterrompue depuis le début du mois de septembre.

Photo by THE 5TH on Unsplash

En ce moment, je bave devant les comptes instagram où les filles ont le temps de se lever, de faire du yoga, de la médiation, de préparer un succulent petit déjeuner avant de partir travailler, ou de partir se ressourcer dans un ashram en Inde. Je regarde ces comptes, et trois sentiments viennent à moi: le premier est un sentiment de culpabilité immense. Le second est un sentiment d’envie et de jalousie. Le troisième, heureusement le meilleur, est le celui d’être inspirée.

Photo by Jared Rice on Unsplash

Laissez moi vous expliquer un peu mieux.

Pour la culpabilité, je me dis que je suis incapable de me ménager du temps, que ma vie est une suite sans fin de « travail-s’occuper de la maison et des enfants-retravail », avec au milieu un peu de temps pour mon chéri. Ça me donne l’impression d’être une de ces adultes ennuyeuse au possible, de celle qu’on se dit qu’on ne deviendra jamais lorsque l’on est plus jeune. Et puis un jour, bim, la vie te rattrape et sans comprendre comment tu te retrouves dans ce rôle d’adulte en te demandant « Mais comment suis-je passée de l’autre côté? ». Vient ensuite la jalousie, sentiment peu glorieux mais qui est néanmoins présent: « De toute façon elle n’a pas d’enfants à s’occuper, elle. » et gnagnagna et gnagnagna. Je déteste éprouver ça. Ce sentiment a néanmoins le mérite de faire apparaitre un besoin: celui d’avoir envie de prendre le temps de s’épanouir, de prendre soin de soi. Le troisième sentiment est celui de l’inspiration: certes, je n’ai pas beaucoup de temps, mais tout ça me rappelle que du temps, je peux en prendre, et que je peux faire des choses pour moi et m’épanouir, même en ayant un emploi du temps surchargé et une vie de famille.

Photo by Tim Arterbury on Unsplash

Le challenge est maintenant de le trouver, ce temps !

Et là, mes amis, je suis désolée de vous dire que je n’ai trouvé ni recette miracle ni formule magique. Une journée de 24 heures reste une journée de 24 heures. Nous devons faire avec.

Mais si l’on ne peut pas rajouter de temps à notre journée, on peut apprendre à s’organiser, prioriser et à s’alléger.

Pour ma part, j’ai compris que je ne suis pas et n’aspire plus à être une wonder woman. La société actuelle demande énormément aux femmes aujourd’hui. Nous devons être parfaites, tout le temps, merveilleuses épouses / mères / femmes / amantes / professionnelles. Sur tous les fronts. Et surtout ne pas se plaindre. Résultat, nous sommes surmenées et nous cultivons un sentiment de « je ne suis pas assez, je n’y arrive pas », désastreux pour l’estime de soi.

Alors, le premier pas est d’ACCEPTER de ne pas être sur tous les fronts. On ne peut pas être partout et il faut accepter que les choses ne soient pas exactement comme on le voudrait. Pour moi, c’est une chose difficile car dans le cadre de mon travail je suis une perfectionniste. J’aime que les choses soient comme je les ai imaginées, que tout soit rangé/organisé/que ça roule tout de suite. Et tant que tout n’est pas mis en place comme je le souhaite, je stresse et je bosse sans fin jusqu’à que ce soit comme je le veux, quitte à y laisser ma santé (l’autre jour, en classe, j’ai failli tourner de l’œil).

Le deuxième pas est donc de LÂCHER PRISE sur tout ça. Après tout, est-ce que c’est si grave si ma classe n’est pas exactement comme je le voudrais? Si je ne suis pas exactement la professionnelle que j’aimerais être? La vie est en mouvement et en constante évolution, et il faut accepter que tout soit perfectible. Une fois que l’on a lâché nos exigences (sans tomber dans l’excès inverse évidemment), on respire déjà un peu mieux. La maison n’est pas rangée au cordeau, c’est OK. Elle n’est pas nickel chrome comme j’aimerais, c’est OK aussi. Quel que soit votre « point sensible », c’est OK. Respirez, tout ira bien, et vous aussi, vous irez bien.

Le troisième pas qui s’en découle est de SE DELESTER de certaines choses. On ne peut pas rajouter des heures à la journée, mais on peut réduire le nombre d’activités que l’on fait pendant ce temps là pour, justement, se dégager du temps. Avons-nous besoin d’être en permanence collés à notre téléphone (je suis la première concernée) ? Avons-nous peur de rater quelque chose (un post instagram / une émission de télévision / un mail / un appel…) ? Essayez d’analyser vos journées et voyez ce que vous pouvez réduire, cela vous dégagera un temps précieux.

Enfin, on PRIORISE. J’avoue que me lever à 5 heures du matin pour pouvoir faire ma morning routine est une idée séduisante (j’aime me lever tôt, de manière naturelle). Mais, dans les faits, je suis tellement fatiguée de mes journées que je refuse de sacrifier mon sommeil qui est le moment où je me régénère pleinement. Alors je préfère essayer de réduire mon temps sur mon téléphone (je suis addict, je pense que c’est ma principale activité chronophage), et au lieu de le consulter 100 fois par jour, je me donne un temps où je consulte mon instagram / mails / regarde une ou deux vidéos Youtube. En général, je fais ça dans le bain, c’est mon petit moment à moi d’inspiration personnelle. J’essaie aussi de prioriser les corvées: le week-end je me prends un ou deux temps où je fais les corvées qui doivent être faites (l’homme fait aussi sa part), et passé ce temps les corvées attendent. Le reste de la semaine, je les fais lorsque je rentre pendant que le plus jeune prend son goûter. En bref, j’évite de m’éparpiller. Pour mon travail de préparation de l’école, je m’organise selon mon emploi du temps et je m’arrange pour ne pas travailler TOUT le week-end, mais seulement quelques heures en matinée, c’est le moment où je suis la plus productive.

Photo by Thought Catalog on Unsplash

Chacun est différent, chaque vie est différente.

 A vous de trouver ce que vous préférez réduire ou non, ce que vous préférez prioriser. Trouver du temps pour soi alors qu’on a une vie très bien remplie nécessite une analyse approfondie de ses habitudes personnelles, une réelle volonté de modifier ses habitudes chronophages et d’organiser un minimum son temps pour moins en perdre. Et surtout… on fait ce qu’on peut. Procédez par essais/erreurs, trouvez ce qui fonctionne pour vous, votre dynamique familiale, votre rythme propre.

Faites-vous une promesse: quelque soit le rythme de la journée, prenez ce temps là… même si ce n’est que cinq minutes. Ce n’est qu’en remplissant sa propre coupe que l’on pourra donner le meilleur de nous même aux autres.

Quelles sont vos stratégies pour avoir du temps pour vous?

 

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2 commentaires sur « Trouver du temps pour soi. »

  1. Ton article est vraiment intéressant 🙂 Pour ma part, j’essaie de m’organiser un peu le week end pour la semaine. Malheureusement, je me retrouve souvent a cour de temps car il y a tellement de choses à faire donc j’ai encore beaucoup de chemin à faire sur ce plan la. En tout cas, sympa ton article!

    Aimé par 1 personne

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